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Bruno Gilles, député des Bouches du Rhône, vient de déposer une proposition de loi, co-signée par une soixantaine de députés UMP, qui vise « à établir une journée nationale d'hommage aux victimes des régimes communistes ».
Dans l’exposé des motifs, le député des Bouches-du-Rhône rappelle que « le 25 janvier dernier, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), qui rassemble des parlementaires de 46 états européens, condamnait dans une résolution les violations massives des droits de l'homme commises par les régimes communistes totalitaires et rendait hommage aux victimes de ces crimes ».
Evoquant les raisons pour lesquelles « le grand public est encore très peu conscient des crimes commis par les régimes communistes totalitaires », il souligne combien « le jugement moral et la condamnation des crimes commis jouent un rôle important dans l'éducation donnée aux jeunes générations ».
« Alors que des victimes des régimes communistes ou des membres de leurs familles sont encore en vie, il n'est pas trop tard pour leur accorder la reconnaissance de leurs souffrances » poursuit-il.
« L'Europe est actuellement dans un processus de réunification politique, économique, juridique. L'APCE a déclaré que la clarté de cette position ne peut que favoriser la poursuite de la réconciliation ». Ainsi « le 15e anniversaire de la chute des régimes communistes dans de nombreux pays offre une occasion favorable à une telle démarche » écrit-il.
Cette « journée nationale d'hommage aux victimes des régimes communistes » serait « fixée le 9 novembre », date de la chute du mur de Berlin en 1989. Une cérémonie officielle aurait « lieu chaque année à cette date à Paris » et « dans chaque département ».
Êtes-vous favorable à l'organisation d'une journée d'hommage aux victimes du communisme?
Le concept de droit a connu de nombreuses dérives depuis le 18 eme siècle. A l'origine, les déclarations des droits avaient pour but de protéger les individus contre le pouvoir arbitraire de l'Etat. Le droit de propriété, la liberté d'expression, le droit à un procès équitable étaient avant tout des limites pour l'action des hommes d'Etat. Au 20eme siècle, sous l'influence des théories socialistes, le concept de droit a peu à peu dérivé au point de devenir un moyen de légitimer l'action toujours plus importante des pouvoirs publics.
Le droit au logement, dont on a beaucoup parlé récemment au sujet des expulsés de Cachan, est l'exemple même de cette dérive. Certaines associations proches de l'extrême gauche considèrent que les pouvoirs publics doivent construire des logements sociaux afin d'offrir un toit à tous. Cette thèse est à la fois contraire au concept de droit et économiquement fausse.
Il n'y a pas de droit sans devoir. Il n'y aurait pas de droit à la sécurité ou de liberté d'expression sans devoir de respecter l'intégrité physique d'autrui et sans devoir de respecter toutes les opinions.
Le droit de tuer et le droit de faire taire ne sont pas des droits!
Quel est le devoir qui découle du droit au logement? Pour offrir un logement à tous, l'Etat doit augmenter les impôts ou bien exproprier des biens immobiliers. En d'autres termes, le droit au logement implique le devoir pour chaque français de renoncer à une partie du fruit de son travail.
Un droit ne peut pas conduire à l'abolition d'un autre droit. Le droit de confisquer le bien d'autrui, y compris via un vote, n'est pas un droit!
Mais ce n'est pas tout! L'idée de droit au logement est également inefficace économiquement et socialement. La France a déjà construit de nombreux logements sociaux depuis les années 50. Cela n'a jamais permis de résoudre la crise du logement. En revanche, cette politique a créé des quartiers difficiles concentrant misère, exclusion et violence. Cette politique a également ouvert la porte à la corruption des élus et à l'électoralisme.
L'effet des logements sociaux sur l'offre de logement est également discutable. La construction de nouveaux logements rend le marché moins attractif pour les investisseurs privés. Résultat, les nouveaux logements sociaux ne viennent pas s'ajouter aux logements privés. En réalité, une partie du parc immobilier privé est simplement remplacée par de l'immobilier public. En fin de compte, même s'il devait exister un droit logement, la construction de logements sociaux ne serait probablement pas le meilleur moyen de le faire respecter.
Êtes-vous favorable à l'organisation d'une journée d'hommage aux victimes du communisme?
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